Environnement : les entreprises guadeloupéennes veulent être "éduquées"
Publié le 29/12/2006 Auteur: Dominique Urbino

Le développement durable sera incontestablement l’un des chevaux de bataille de l’année à venir. Les entreprises guadeloupéennes semblent en la matière tenir le bon bout. Une étude lancée par l’ADEME, la DRIRE et la Région Guadeloupe estime que les entreprises guadeloupéennes intègrent de plus en plus l’environnement dans le développement de leur activité. Elles pourraient faire bien mieux encore.
La Région Guadeloupe, la DRIRE et l’ADEME ont commandé une enquête afin de mieux cerner les attentes des entreprises en matière d’accompagnement public pour une bonne gestion de l’environnement en entreprise durant le premier semestre de cette année. Objectifs : mise aux normes des installations, intégration de l’environnement dans les politiques de gestion, éducation et soutien à la prise en compte de l’environnement et mise en valeur des efforts. Après consultation de 300 entreprises, un échantillonnage de 57 a été retenu. Le secteur agroalimentaire représente la majorité des entreprises interrogées.
Volonté interne et législation
Sans ambiguïté, les entreprises considèrent que la meilleure gestion des déchets constitue un enjeu fort de leur politique environnementale (70%), suivie par la gestion de l’eau (48%). Les entreprises ayant engagé des démarches de système de management environnemental sont largement minoritaires. Si l’aide financière est incitative, elle ne suffit pas. Malgré un taux de subvention public pouvant atteindre 75%, seules 10% des entreprises considèrent que l’obtention de subventions publiques est un véritable moteur pour la mise en œuvre d’une démarche environnementale. 63% affirment avoir engagé une démarche sans ces aides, 47% considèrent qu’elles ne sont pas adaptées.
La localisation de l’entreprise ou encore la dynamique environnementale du secteur n’est pas non plus un élément déterminant pour les entreprises interrogées. Le respect de la réglementation est pour 86% des entités interrogées le moteur essentiel de la démarche engagée. 56% ont fait l’objet d’un contrôle de l’inspection des installations classées au cours des cinq dernières années. Les motivations relèvent souvent d’une volonté interne (67%) voire de celle du chef d’entreprise (56%). Selon eux, une plus large place devrait être faite à l’éducation, la formation et l’évaluation pour une véritable intégration de l'environnement dans leur activité économique.
Il est à noter qu’aucune imprimerie, ni aucune carrière n’a pris part à l’enquête. De même, seules 2% des entreprises d’assainissement, de voieries et de gestion des déchets ont répondu au questionnaire.
L’essentiel de l’activité industrielle en dehors de la filière canne est concentrée dans la zone industrielle et commerciale de Jarry-Houelbourg, établie en pleine mangrove. Les distilleries sont réparties sur l’ensemble du territoire (Moule, Petit-Bourg, etc.) et l’évacuation de leurs rejets suscite les plus vives inquiétudes. La Guadeloupe a peu de gros sites industriels. 92% des établissements du secteur industriel ont moins de cinq salariés.

Le développement durable sera incontestablement l’un des chevaux de bataille de l’année à venir. Les entreprises guadeloupéennes semblent en la matière tenir le bon bout. Une étude lancée par l’ADEME, la DRIRE et la Région Guadeloupe estime que les entreprises guadeloupéennes intègrent de plus en plus l’environnement dans le développement de leur activité. Elles pourraient faire bien mieux encore.La Région Guadeloupe, la DRIRE et l’ADEME ont commandé une enquête afin de mieux cerner les attentes des entreprises en matière d’accompagnement public pour une bonne gestion de l’environnement en entreprise durant le premier semestre de cette année. Objectifs : mise aux normes des installations, intégration de l’environnement dans les politiques de gestion, éducation et soutien à la prise en compte de l’environnement et mise en valeur des efforts. Après consultation de 300 entreprises, un échantillonnage de 57 a été retenu. Le secteur agroalimentaire représente la majorité des entreprises interrogées.
Volonté interne et législation
Sans ambiguïté, les entreprises considèrent que la meilleure gestion des déchets constitue un enjeu fort de leur politique environnementale (70%), suivie par la gestion de l’eau (48%). Les entreprises ayant engagé des démarches de système de management environnemental sont largement minoritaires. Si l’aide financière est incitative, elle ne suffit pas. Malgré un taux de subvention public pouvant atteindre 75%, seules 10% des entreprises considèrent que l’obtention de subventions publiques est un véritable moteur pour la mise en œuvre d’une démarche environnementale. 63% affirment avoir engagé une démarche sans ces aides, 47% considèrent qu’elles ne sont pas adaptées.
La localisation de l’entreprise ou encore la dynamique environnementale du secteur n’est pas non plus un élément déterminant pour les entreprises interrogées. Le respect de la réglementation est pour 86% des entités interrogées le moteur essentiel de la démarche engagée. 56% ont fait l’objet d’un contrôle de l’inspection des installations classées au cours des cinq dernières années. Les motivations relèvent souvent d’une volonté interne (67%) voire de celle du chef d’entreprise (56%). Selon eux, une plus large place devrait être faite à l’éducation, la formation et l’évaluation pour une véritable intégration de l'environnement dans leur activité économique.
Il est à noter qu’aucune imprimerie, ni aucune carrière n’a pris part à l’enquête. De même, seules 2% des entreprises d’assainissement, de voieries et de gestion des déchets ont répondu au questionnaire.
L’essentiel de l’activité industrielle en dehors de la filière canne est concentrée dans la zone industrielle et commerciale de Jarry-Houelbourg, établie en pleine mangrove. Les distilleries sont réparties sur l’ensemble du territoire (Moule, Petit-Bourg, etc.) et l’évacuation de leurs rejets suscite les plus vives inquiétudes. La Guadeloupe a peu de gros sites industriels. 92% des établissements du secteur industriel ont moins de cinq salariés.
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