Un collectif contre l’exploitation de l’or dans l’Est guyanais
Publié le 27/05/2007 Auteur: Dominique Urbino

Trente-trois organisations guyanaises ont demandé audience au préfet de Guyane pour dire non au projet IamGold en Guyane au nom des accords pris avec le gouvernement lors du premier rendez-vous du "Grenelle de l’environnement" le 21 mai dernier.
"Nous voudrions tout particulièrement vous interpeller sur les points suivants :
• le rapport a été signé par seulement 2 des 3 commissaires enquêteurs. Ces commissaires sont pour l'un lié au Medef, pour l'autre lié à la DRIRE, deux organismes qui se sont ouvertement prononcés pour le projet IamGold. Nous contestons donc ce rapport que nous jugeons partial voire illégal.
• Nous demandons que l'avis du 3e commissaire enquêteur soit rendu public.
• Ce rapport ne traduisant pas du tout les contributions déposées contre le projet, nous demandons qu'une enquête ministérielle puisse statuer sur ce rapport.
• Nous allons d'autre part porter ce dossier dans le cadre du "Grenelle de l'environnement", en vous rappelant qu'à l'occasion de la première rencontre du gouvernement avec les associations protectrices de l'environnement le 21 mai 2007, il a été décidé qu'aucune décision "lourde" ne serait prise d'ici là.
Le Collectif "NON au projet IamGold à Kaw" regroupe 33 organisations guyanaises dont 7 partis politiques, 2 syndicats, 17 organisations citoyennes, 6 associations de protection de l'environnement et 1 organisation socioprofessionnelle. Il ont demandé audience à Jean-Pierre Laflaquière, préfet de Guyane, par voie de courrier, en date du 25 mai dernier, suite à la parution du rapport de la commission d'enquête rendu le 18 mai dernier.
IamGold veut ''aller très vite''
"Le Collectif est toujours contre ce projet", indique encore le même document "pour des raisons environnementales, économiques mais aussi politiques : l'avis de la population guyanaise et des élus guyanais n'est pas pris en compte". Le groupe minier canadien Cambior, qui a fusionné en septembre dernier avec un autre minier canadien, Iamgold Corporation, détient via sa filiale CBJ-Caïman une concession minière octroyée par décret en Conseil d'État sur le site de Camp Caïman en Guyane.
L'opérateur minier a déposé en 2005 quatre demandes d'autorisations administratives. Deux dossiers, concernant la création d'une piste d'accès au site et un permis de construire, ont été autorisés. Deux des trois commissaires enquêteurs diligentés par le gouvernement sont d’avis que, globalement, la multinationale canadienne pourrait se voir délivrer les autorisations nécessaires à l’exploitation d’une mine d’or à ciel dans la région de Kaw. Cela dit, ils émettent certaines réserves, liées à la protection de l’environnement. Par exemple, les commissaires enquêteurs préféreraient que les dédommagements financiers promis par IamGold et sa filiale guyanaise CBJ-Caïman au développement des communes de Roura et Régina, au parc national et à certaines populations amérindiennes durant les 7 ans prévus pour l’exploitation de la mine soient plutôt destinés à des mesures de protection de l’environnement. Il n’y a donc vraiment pas de quoi représenter un obstacle dans le dossier…
La société canadienne, qui entend désormais aller très vite, est suspendue à la décision du préfet Jean-Pierre Laflaquière pour démarrer l’activité avant le dernier trimestre de l’année.
En octobre dernier, après un rapport négatif d’une mission d’enquête menée par l’inspection générale de l’environnement (IGE), eu égard notamment au rejet dans la nature des effluents de cyanure, l’ex-Cambior s’était empressée de déposer de nouvelles demandes.

Trente-trois organisations guyanaises ont demandé audience au préfet de Guyane pour dire non au projet IamGold en Guyane au nom des accords pris avec le gouvernement lors du premier rendez-vous du "Grenelle de l’environnement" le 21 mai dernier."Nous voudrions tout particulièrement vous interpeller sur les points suivants :
• le rapport a été signé par seulement 2 des 3 commissaires enquêteurs. Ces commissaires sont pour l'un lié au Medef, pour l'autre lié à la DRIRE, deux organismes qui se sont ouvertement prononcés pour le projet IamGold. Nous contestons donc ce rapport que nous jugeons partial voire illégal.
• Nous demandons que l'avis du 3e commissaire enquêteur soit rendu public.
• Ce rapport ne traduisant pas du tout les contributions déposées contre le projet, nous demandons qu'une enquête ministérielle puisse statuer sur ce rapport.
• Nous allons d'autre part porter ce dossier dans le cadre du "Grenelle de l'environnement", en vous rappelant qu'à l'occasion de la première rencontre du gouvernement avec les associations protectrices de l'environnement le 21 mai 2007, il a été décidé qu'aucune décision "lourde" ne serait prise d'ici là.
Le Collectif "NON au projet IamGold à Kaw" regroupe 33 organisations guyanaises dont 7 partis politiques, 2 syndicats, 17 organisations citoyennes, 6 associations de protection de l'environnement et 1 organisation socioprofessionnelle. Il ont demandé audience à Jean-Pierre Laflaquière, préfet de Guyane, par voie de courrier, en date du 25 mai dernier, suite à la parution du rapport de la commission d'enquête rendu le 18 mai dernier.
IamGold veut ''aller très vite''

"Le Collectif est toujours contre ce projet", indique encore le même document "pour des raisons environnementales, économiques mais aussi politiques : l'avis de la population guyanaise et des élus guyanais n'est pas pris en compte". Le groupe minier canadien Cambior, qui a fusionné en septembre dernier avec un autre minier canadien, Iamgold Corporation, détient via sa filiale CBJ-Caïman une concession minière octroyée par décret en Conseil d'État sur le site de Camp Caïman en Guyane.
L'opérateur minier a déposé en 2005 quatre demandes d'autorisations administratives. Deux dossiers, concernant la création d'une piste d'accès au site et un permis de construire, ont été autorisés. Deux des trois commissaires enquêteurs diligentés par le gouvernement sont d’avis que, globalement, la multinationale canadienne pourrait se voir délivrer les autorisations nécessaires à l’exploitation d’une mine d’or à ciel dans la région de Kaw. Cela dit, ils émettent certaines réserves, liées à la protection de l’environnement. Par exemple, les commissaires enquêteurs préféreraient que les dédommagements financiers promis par IamGold et sa filiale guyanaise CBJ-Caïman au développement des communes de Roura et Régina, au parc national et à certaines populations amérindiennes durant les 7 ans prévus pour l’exploitation de la mine soient plutôt destinés à des mesures de protection de l’environnement. Il n’y a donc vraiment pas de quoi représenter un obstacle dans le dossier…
La société canadienne, qui entend désormais aller très vite, est suspendue à la décision du préfet Jean-Pierre Laflaquière pour démarrer l’activité avant le dernier trimestre de l’année.
En octobre dernier, après un rapport négatif d’une mission d’enquête menée par l’inspection générale de l’environnement (IGE), eu égard notamment au rejet dans la nature des effluents de cyanure, l’ex-Cambior s’était empressée de déposer de nouvelles demandes.
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