La Ligue de protection des oiseaux : une plainte contre la France

La Ligue de protection des oiseaux joue un rôle important dans la préservation de la biodiversité. Comme son nom l’indique, elle contribue à la protection des faunes et flores surtout dans la partie ouest de la France. À l’heure actuelle, elle décide de porter plainte contre la France après de nombreux succès contre l’État. Cet article apporte tous les détails à ce sujet.

Quel est le principal motif de la plainte ?

La Ligue de protection des oiseaux va déposer une plainte ce mardi 2 avril pour le non-respect de la directive Oiseaux. Elle se bat chaque année pour que la France puisse mieux connaitre ses propres responsabilités et ses obligations. Un texte indique que l’État se doit de protéger quelques espèces d’oiseaux et de déterminer s’il est possible de chasser celles-ci ou non. Il montre également une longue liste des animaux chassables en Europe. Les dates de chasse sont aussi définies selon les périodes de reproduction et de migration des oiseaux. La LPO évoque cependant que la France ne se soucie pas du texte auquel elle est soumise depuis des années et ne cherche qu’à satisfaire les chasseurs. Le pays tolère par exemple « la chasse des oies sauvages en période de migration prénuptiale » selon le président de la Ligue de protection des oiseaux Allain Bougrain-Dubourg. Selon les dires du directeur de la LPO, « l’État récidive en donnant son feu vert et en sachant pourtant très bien qu’il sera retoqué par le Conseil d’État. Mais le temps que nous saisissions la justice, les chasseurs gagnent à chaque fois quatre ou cinq jours ». Ces raisons poussent la ligue à aller jusqu’au bout en s’adressant à l’UE.

Pourquoi la France est-elle le premier pays concerné ?

Comme évoqué précédemment, ce pays répond davantage aux besoins des chasseurs d’oiseaux protégés dans le monde. Selon des sondages, plusieurs espèces comme les tourterelles sont attaquées chaque année dans le pays malgré la régression considérable du nombre de celles-ci. Pour éviter de changer cette habitude, la France compte mettre en place une « gestion adaptative des espèces ». L’étude se penchera sur six espèces : le courlis cendré, la barge à queue noire, le fuligule milouin, la tourterelle des bois, le grand tétras et l’oie cendrée. Cette méthode consiste principalement à déterminer le nombre de prélèvements autorisés pour toutes les espèces en fonction de leur état de conservation. De ce fait, la France donne donc une opportunité pour pouvoir rapprocher la préservation des animaux de l’activité de chasse. D’ailleurs, elle permet la chasse de plus de 60 espèces d’oiseaux sur son territoire. Selon le directeur de la LPO : « la France figure parmi les plus mauvais élèves de l’Europe ». En effet, 500 000 oiseaux sont abattus chaque année. De plus, des brochettes de rouge-gorge sont encore visibles dans l’hexagone. Plusieurs articles sur internet parlent de ce problème en lien avec la France et la protection des oiseaux.